Les Açores
Faial, Pico, Sao Jorge, Terceira, Sao Miguel

Horta et son port

Pico bordé de nuages


Lundi 30 Juin

Horta au port

Sortir de sa Bulle

Nous sommes donc arrivés hier matin à Horta, port principal de l'île de Faial à 06H00. Après avoir rempli les formalités d’entrée, Jacques a pu prendre son avion qui partait 3 heures plus tard. Tout juste… Il est donc rentré dans les temps. C’est une bonne nouvelle, il était un peu inquiet, notre équipier de choc !

Le temps reprend maintenant ses droits. Nous sortons de notre bulle et commençons par une énorme douche à la capitainerie. L’eau douce coule à flot, juste pour marquer le coup, bien réaliser que nous ne sommes plus en navigation. Bulle d’O est positionné à couple d’un Ketch néerlandais. Une famille avec un enfant de 2 ans, un peu secouée par le même parcours que le nôtre, réalisé 10 jours avant nous. Ils ont essuyé deux dépressions et plus de 50 nœuds de vent à deux reprises. Des conditions très éloignées de celles que nous avons eues, à quelques jours d’intervalle. Nous sommes décidemment vraiment ravis de notre transat !

Famille Bulle d'O

Nous retrouvons ensuite avec plaisir nos amis d’Eagle partis 3 jours avant nous de Saint Martin. Bon calcul car ils ont pu bénéficier d’un peu plus de vent sur la deuxième partie de la transat, sans toutefois essuyer plus de 30 noeuds. Ils auront mis 4 jours de moins.

Le quai de la marina est superbement décoré de peintures réalisées par les bateaux en escale. Pas un cm² sans une fresque, un souvenir laissé par tradition par tous ces bateaux qui traversent l’Atlantique. Une ambiance de grand voyageur très sympa.
Les enfants s’en donnent à cœur joie et dessinent une grande fresque avec Lucie et Thomas, les enfants Eagle. Alexandra passe ensuite à la peinture Bulle d’O, très réussie.


Bulle d'O et Eagle juste derrière et ce quai décoré des peintures laissées par les bateaux en transit.


Horta, son port, Bulle d'o et Eagle


Arrivée d'un extra terrestre Marc Thiercelin et son tout nouveau 60 pieds,
en préparation pour le prochain Vendée Globe



Mardi 01 Juillet

Horta au port

Le rythme de la vie à quai est maintenant de retour.
Nous reprenons nos footings avec Christian, ici avec une bonne grimpette pour nous hisser en haut de la falaise dominant Horta. Un parcours magnifique, un vrai bonheur de près d’une heure. Dommage de manquer ça Jacques !


Point de vue sur le port depuis la falaise où nous courons tous les jours avec Christian

Au loin, le volcan de Pico, l'île en face de Faïal

L'île de Pico, à deux milles de Faïal



Lundi 05 Juillet

Horta au port

Une après transat trop cool

Les jours se succèdent ici à toute vitesse. Nous consacrons nos journées au repos, aux balades et enfin au nettoyage, à la maintenance et au ré-avitaillement de Bulle d’O.
Le nettoyage intérieur et extérieur nous aura pris deux grosses journées ; cabines, salles de bain, carré, toutes les cales, le cockpit, le pont, les coffres extérieurs, les cales moteurs, l’annexe. Beaucoup de boulot, indispensable après trois semaines de mer.
Coté maintenance, nous bataillions avec Seb surtout avec deux problèmes sans solution pour le moment : une petite fuite au niveau de l’arrivée d’eau du chauffe eau (quelle galère la plomberie !) et des sautes du générateur qui empêchent une utilisation normale depuis quelques jours. Alors, on cherche. Nous changeons tout de même le joint du hublot de survie qui a fait de l’eau en quantité pendant toute la traversée.

L’après Transat se gère beaucoup plus facilement que celle de la transat aller. Pas de coup de blues cette fois, juste une immense joie d’avoir vécu ces 3 semaines merveilleuses au milieu de l’océan.

Nous avons fait hier le tour de l’île de Faïal avec une superbe balade de 3 heures autour du cratère du volcan dominant l’île. Les hortensias sont partout ici. Les champs sont quasiment tous séparés par d’immenses haies d’hortensias que l’on voit à perte de vue sur ces versants en pente.

 


Cratère du volcan de Faïal,
nous en ferons le tour en 3 heures

Parfois dans les nuages

Max se fraye un chemin dans les hortensias

Pique Nique avec Neige, le chien des Eagle


Des hortensias en premier plan, et puis la mer...

Des hortensias partout



La pointe Ouest de l'île


La mer qui bouillonne

Le sportif qui impressionne Thomas!



Dimanche 06 Juillet

Horta au port, journée à Pico

Nous avons passé la journée à Pico, l’île au volcan de 2300 mètres, en face d’Horta. Ces îles portugaises posées au milieu de l’Atlantique sont vraiment tranquilles. Avec justes quelques touristes venus respirer le bon air du large et observer les nombreux cétacés, les Açores sont un archipel de 9 îles, toutes volcaniques et très peu peuplées. Le contraste est fort avec les Antilles, plutôt en faveur des Açores, très accueillantes.

 


Pico et son volcan de 2300 m


La pêche à la baleine était une activité importante il y a encore quelques années

Les Açores, Le Portugal et l'Europe




Des petites routes, la mer et au loin, Sao Jorge

Faïal, vue de Pico

Et encore un volcan

Toujours des hortensias

 



La joie de vivre d'Alexoche

L'équipage qui chante à tue tête. Bientôt la pluie?

Cath et ses fistons

Alex toujours aussi fougueuse


Lundi 07 Juillet

Horta au port

Bulle d’O s’est transformé ce matin en une pâtisserie haut de gamme. Alain, pâtissier de son état, en traversée sur un bateau ami rencontré au Vénézuela (Emilie un Dufour 4800 skippé par Nicolas et Séverine), passe la matinée à bord pour nous offrir un cours magistral de fabrication de croissants, pains au chocolat et autres brioches, tarte au sucre, tropézienne, meringues, crème au beurre. La théorie et la pratique. Alexandra est aux anges et se transforme en jeune apprentie motivée et souriante. Bulle d’O n’a jamais senti aussi bon. Cela en est presque insupportable ! Nous dégustons le tout à l’heure du café, un vrai régal.

Nous poursuivons la préparation de Bulle d’O avec sérieux. La montée en tête de mât me confirme que tout va bien là haut. La cadène de fixation du gennaker n’a pas bougé malgré une utilisation intensive pendant 21 jours. Toujours pas de solution pour le générateur et le chauffe eau !

 


Alain et Alexandra, une équipe de choc

Pains au chocolat, croissants, brioches,
tarte au sucre et tropézienne!



Jeudi 10 Juillet

Horta au port

Comment prolonger notre TDA ?

Nous nous sentons bien ici. Le climat est très agréable avec une température entre 20 et 25°, jamais trop chaud, jamais trop froid. Nous devions partir demain matin mais nous résistons et ne manquerons pas de respecter la tradition : pas de départ un vendredi. Alors départ Samedi ? Pas sûr, la météo nous annonce un vent d’Est, dans le nez, pour quelques jours. Alors, pourquoi ne pas prolonger encore un peu et profiter de notre TDA à fond.

Après 4 jours de travail non stop sur les deux derniers problèmes techniques de Bulle d’O, nous sommes ce soir trop contents. Ça y est, nous avons trouvé et tout fonctionne parfaitement. Quel pied. On va revenir avec un bateau tip top, réglé comme une horloge, amariné et prêt à repartir. De quoi nous donner des idées…

La technique et Bulle d’O

Nous avons démonté le chauffe eau (un gros boulot fait avec Alain notre super ami pâtissier !), identifié la fuite puis rapidement ressoudé à l’inox le point fissuré, repeint le container à la peinture époxy pour une bonne protection, changé les durites du liquide de refroidissement puis remonté le tout avec Seby. Deux jours complets. Le test est concluant, plus de fuite.
Le générateur nous a également donné pas mal de fil à retordre. La pompe d’alimentation en eau de mer était HS, la pompe d’alimentation diesel également mais après les avoir changées, le problème persiste toujours. Rien n’y fait, agaçant. Le moteur s’arrête systématiquement après 15 à 20 minutes de marche. Le mystère a finalement été levé tout à l’heure en posant un filtre diesel qui a tout de suite montré des Bulles d’air (cette fois) qui n’avaient rien à faire dans le circuit de gasoil. Le pré filtre avait en fait une petite fuite qui laissait passer de l’air. Il a donc suffit de remonter le pré filtre correctement sans trop comprendre d’où venait cette fuite, et voila notre générateur qui repart en ronronnant comme un bon gros matou qui se respecte.


Les enfants Bulle d'O et Eagle préparent une belle peinture commune

Alexandra, parfaite de la conception à la réalisation

Alex et Seb préparent la peinture Bulle d'O

La fresque Bulle d'O préparée avec application par Alexoche


Vendredi 11Juillet

Horta au port

Matinée plongée pour les enfants

Matinée plongée avec les enfants qui ne demandaient que ça. Pieuvres, cigale de mer, murènes et autres rascasses pour une petite plongée dans les eaux limpides des Açores. La température de l’eau est relativement fraîche (22°) comparée à ce que nous avons connu jusqu’à présent mais cela reste raisonnable avec une bonne combinaison 5mm. Seb et max s’éclatent tandis qu’après 45 minutes sous l’eau, Alexandra fait une réaction assez spectaculaire à cette température avec un gonflement au niveau du visage, des mains et des pieds. A vérifier dès notre retour !

C'est parti pour la bascule

Max à l'eau

Seb et Max en exploration

Une pieuvre de passage...



Un remorqueur de baleinière



Une superbe caravelle vient d'arriver



On célèbre ici l'arrivée des premiers habitants

 


Le moral est au beau fixe avec un bateau en parfait état. Le gros travail que nous avons fait avec Seb a payé et nous sommes très fiers de Bulle d’O. Nos progrès en bricolage et en entretien sont maintenant bien visibles. Catherine s’est concentrée avec le support de Max et d’Alexandra sur l’intérieur et notamment ces derniers jours sur les salles de Bain en ponçant et repeignant entièrement la robinetterie qui était un peu fatiguée. Le résultat est superbe.

Après quelques jours couverts, l’anticyclone se réinstalle sur les îles et nous amène un grand soleil et un vent d’Est modéré qui ne favorise pas un départ pour Gibraltar. Nous avions prévu de partir demain matin mais les conditions ne sont pas au RV. Bernard nous conseille d’attendre tranquillement 3 à 4 jours que le flux repasse au Nord. Nous sommes bien tentés pour prolonger le plaisir et rester sur les Açores.


Bulle d'O, toujours aussi beau !



Samedi 12 Juillet

Départ d’Horta à 14H00. Nuit à la petite marina de Vila das Velas – Sao Jorge

Les oiseaux nous crient « ne partez pas si vite »

La décision est prise. Nous partons en fin de matinée, direction Gibraltar. La zone de calme semble s’étendre les prochains jours et il n’est pas du tout sûr d’avoir de meilleures conditions dans les 3 à 4 jours à venir. Alors, on fait les pleins d’eau, un grand coup de propre de Catherine la tornade, une bise à nos copains Nico et Séverine, une dernière connection web pour chopper les derniers fichiers météo et c’est parti pour 1 100 milles.

14H00
Le hublot de survie tribord fait encore des siennes. Nous avons pourtant changé consciencieusement le joint en pensant régler le problème mais cela n’a pas suffit. Notre satané hublot fuit toujours. Retour instantané au port pour essayer désespérément de régler le problème. Cela ne semble pas possible en peu de temps, alors nous repartons en sachant que nous allons devoir très régulièrement éponger, comme nous l’avons fait pendant les 21 jours entre Saint-Martin et Horta.

“je l'aurai cette maudite fuite au hublot de survie, je l'aurai...”

19H00
Le vent est énormément capricieux entre les îles. Il est difficile de se sortir des 4 îles que sont Faïal, Pico, Sao Jorge et Terceira. Le courant est contre nous. Bulle d’O bataille avec 25 nœuds de vent dans le nez et avance péniblement à 4 noeuds! Nous n’avons fait que 30 milles depuis notre départ et nous sommes encore entre Pico et Sao Jorge.
Face à ces conditions, nous décidons de mettre le cap sur « Vila das Velas » à Sao Jorge pour passer la nuit au calme. Je suis vite très soulagé par cette décision qui nous évite de passer la nuit à slalomer entre ces îles avec des conditions très changeantes et un vent le plus souvent de face. Chouette, une soirée sympa en perspective !

21H00
L’accueil à la toute petite marina de Velas a été formidable malgré une arrivée tardive. Nous nous faufilons dans la seule place de libre puis nous partons à la recherche du bureau du port afin de nous signaler. Pas de bureau, juste une jeune femme au restau du club nautique qui nous amène dans une petite maison non loin du port pour nous présenter à un grande costaud qui nous accueille avec le sourire : « je suis désolé, notre marina est toute récente, nous n’avons pas de douche ni de buanderie alors nous ne vous ferons pas payer pour une nuit. Je vous donne tout de même la clef de l’entrée à la marina qui est fermée après 21H00. Vous pouvez profiter de l’eau et de l’électricité ».
Le port est situé au pied d’une immense falaise habitée par des centaines d’oiseaux. Leurs cris résonnent dans la nuit et donnent à cet endroit un côté sauvage très attachant.



Sao Jorge


Dimanche 13 Juillet

Petite marina de Vila das Velas – Sao Jorge

Le temps de vivre

Profitant de cette escale bien abritée, nous nous mettons immédiatement au boulot pour tenter de régler cette histoire de fuite au niveau du hublot de survie. Je démonte la poignée, vérifie que tout est OK et badigeonne allègrement le tout d’un peu de Sika. Il n’y a plus qu’à laisser sécher et faire un essai en mer. Du coup, nous décidons de rester ici aujourd’hui et de ne partir que demain.
L’immigration est venue nous rendre visite ce matin pour la déclaration d’entrée à Soa Jorge. Souriant, l’officiel monte à bord et remplit pour nous le formulaire. Partout ailleurs, l’immigration ou le douanier nous demande de remplir le document en trois exemplaires, souvent en en rajoutant un peu…Pas de ça ici !

La journée est superbe. Promenade dans ce petit village, baignade dans les piscines naturelles puis restaurant sur la place de l’église. Le TDA se prolonge. Nous partons demain matin pour Terceira à 50 milles d’ici, si le vent le permet.


Pico vu de Sao Jorge


Le long de la côte de Sao Jorge en direction de Terceira


Lundi 14 Juillet

50 Milles parcourus.  Vent 15 à 20 noeuds, GV et génois à plein au près à près de 7 noeuds. Mer peu agitée, temps très beau mais un peu frais (25°). Arrivée à Angra do Heroismo sur Terceira.

Le Kronos 45 et son comportement marin

Nous sommes partis ce matin comme prévu à 08H00 pour Terceira. 50 Milles à parcourir avec un vent de face en longeant Sao Jorge sur 25 milles puis au près pour les 25 derniers milles. Devant le comportement pataud de Bulle d’O avant-hier, nous avons un petit peu allégé le bateau en vidant de quelques 100 litres les réservoirs d’eau. Le résultat est probant, nous retrouvons le comportement marin du Kronos.
Nous scrutons également le hublot de survie pour voir si notre rafistolage a porté ses fruits. Great ! Le hublot fuit beaucoup moins. Nous identifions alors clairement le point par où l’on s’infiltre. Nous sommes tout prêt du but. Avec une bonne tartine de Sika demain matin, nous devrions régler ce petit problème certes mais un peu stressant en plein Atlantique ! De bonne augure pour notre traversée.


Visite de nos copains les dauphins


Hop, hop, hop...



Mardi 15 Juillet

Marina de Angra do Heroismo sur Terceira.

Pensées de marin nostalgiques ?

Ca y est, la météo est OK pour un départ demain. 15 à 20 nœuds prévus au 50° (Nord Est) le premier jour pour un cap de 92°. Nous partirons donc un peu plus au Sud que le cap idéal pour atteindre ensuite du Nord/Nord Est assez rapidement. Nous consacrons la matinée à la préparation de Bulle d’O, son nettoyage à l’eau douce et surtout une bonne couche de Sika sur le point du hublot de survie qui fait toujours de l’eau. Tout est désormais prêt pour demain. Pique-nique ensuite au soleil des Açores sur le « Monte Brasil » qui domine la citée ancienne de Angra Do Heroismo.

Angra Do Heroismo - Terceira


Les discussions avec les enfants vont bon train sur notre retour en France. Alexandra est la plus nostalgique et rêve d’une deuxième année. Nous lançons alors le sujet : pourquoi pas une expat ? Une vie en province ? Un nouveau TDA ou plutôt un TDM ? Partir rejoindre nos copains de Taugl ? Seb est partant pour toute nouvelle aventure, Alex veut un nouveau voyage et Max est un peu plus hésitant sur autre chose qu’un voyage en bateau ! Quand à nous deux, je mettrais cela sur des pensées de marins nostalgiques. Vraiment ?


Eh oui, Cath a aussi des moments de folie ! Ici, elle nous montre sa tête de castor... Joli non ?!


Pensées de marins nostalgiques ?


Mercredi 16 Juillet

Nuit en mer, en route pour Gibraltar puis changement de Cap pour faire un stop sur l’île de Sao Miguel

Ca y est, la météo est OK pour un départ ce matin. 15 à 20 nœuds prévus au 50° (Nord Est) donc avec du près tout de même pendant 2 jours. A suivre donc. Une solution de repli serait un stop sur l’île de Sao Miguel si cela ne veut pas sourire.

23H00
Vent 20 à 25 nœuds de NE, rafales à 30 nœuds, nombreux grains, mer formée avec une houle de face.
Quelle galère. Ça bastonne trop ! Les enfants n’apprécient pas trop, nous non plus d’ailleurs. Un message de Bernard nous confirme que nous devrions avoir ces conditions encore pendant 3 jours. Je prends alors la décision de faire un stop sur Sao Miguel que nous voyons au loin, à 20 milles.

06H00
Catherine est venue me rejoindre au milieu de la nuit pour m’épauler, sous la pluie. Impossible de dormir de toute façon. Les grains continuent de se succéder. Nous contournons l’île de Sao Miguel, passons vent de travers (enfin) puis vent arrière, à toute vitesse, avec des pointes à 14,5 nœuds GPS. Un empannage d’école avec 20 nœuds de vent apparant et devant un gros remorqueur avec ses gros projecteurs, un peu étonné de nous voir ici. Le vent tombe peu après progressivement et faisons les derniers 3 milles au moteur. Nous arrivons dans le petit port de « Vila Franca Do Campo » au petit matin.
Maintenant place à un peu de repos !

Jeudi 17 Juillet

Marina de Vila Franca Do Campo, Sao Miguel

Les quelques heures de sommeil ce matin ont fait du bien. Un rapide coup d’œil sur la météo donne un vent qui passe au Nord et qui faiblit un peu à partir du 19 Juillet. A confirmer !
Alors, nous faisons durer le plaisir des Acores ! Les enfants sont ravis. Découverte du petit village de Vila Franca Do Campo, bricolage sur Bulle d’O pour toujours essayer de réduire cette (maintenant) petite fuite au niveau du panneau de survie, passage à l’eau douce de tout l’extérieur (travail de Seb et Max).

Nous continuons également à préparer consciencieusement notre retour. Cath est maintenant en contact régulier avec HEC pour étudier le poste qu’on lui propose à son retour, j’en fais de même avec Sodexho. Catherine en profite également pour reprendre la bataille email et coups de fil pour essayer de placer Alexandra dans un lycée qui va bien. Le CNED est en effet considéré comme une institution privée et Alex se retrouve en queue de liste dans les affectations...


Vendredi 18 Juillet

Marina de Vila Franca Do Campo

Dernier jour aux Açores ? Normalement oui. Nous partons demain matin avec une météo qui devrait être clémente. Vent prévu 12 à 15 nœuds Nord Est, s’orientant Nord  puis Nord Ouest (le pied !) à partir du 22 Juillet.
Pour nous encourager mutuellement, nous recevons régulièrement des nouvelles (Merci Iridium) des copains partis avant nous et actuellement en mer. Eagle est encore à plus de 400 milles des Sables d’Olonne alors qu’ils sont partis il y a 8 jours. Ils bataillent avec le vent dans le nez, le froid et la pluie. Une vraie sale galère.
Emilie (Nicolas et Séverine) qui a quitté Horta il y a 6 jours, a affronté également des conditions difficiles avec beaucoup de vent et de grains. Du coup, il y a un peu de casse. Ils vont faire un stop avant Gibraltar pour réparer.
Bref, nous ne regrettons pas d’avoir retardé notre départ d’une semaine. Quand on peut éviter de se jeter dans le pré serré et l’inconfort…Quand on peut prendre le temps !

Imagine
Gwenvidik
Kadavu II
Nao Victoria