Vénézuela
Escapade à terre, Mérida et les LLanos





Vendredi 18 Avril

Nuit en Bus au milieu du Vénézuela

C’est parti pour Mérida. 18 heures de Bus nous attendent. Pas de GV à hisser, pas de météo à prendre, juste bien fermer Bulle d’O, se jeter dans un taxi avec nos sacs à dos et se laisser conduire. Ça n’est pas désagréable.
Les enfants sont fous de joie, ravis de partir 10 jours en rando. Ils sont confortablement installés dans le bus, Ipods bien calés et sourires jusqu’aux oreilles.
Influencés par la musique écoutée ensemble, ils sont maintenant des fans de Sting, Police, Supertramp, Genesis, Peter Gabriel et Eric Clapton. Leur album préféré en ce moment est « Crime of the Century ». Ils vont avoir une culture musicale un peu décalée ces petits !




Alex, Seb et Max Ipods bien calés


Samedi 19 Avril

Mérida

Nous sommes partis hier à 13h30 de Puerto La Cruz. Il est maintenant 09H00 et le bus roule toujours. Nous avons perdu beaucoup de temps dans des embouteillages monstrueux de Caracas. L’essence à quelques centimes n’a pas que du bon. Nous en profitons pour éplucher les guides du Venezuela :

Le Venez en quelques chiffres

Superficie : 916 000 Km²
Population : 26,5 M
Frontières : Colombie, Brésil, Guyane
Capitale : Caracas (5 M d’habitants) – (au marché de la place, les ananas…)
Chef du gouvernement : Hugo Chavez, élu en 1998. Actuellement très contreversé.
Principale ressource : Le pétrole
Principale difficulté : l’insécurité pour les voyageurs comme pour les locaux

Nous sommes finalement arrivés après 22 heures de Bus. Située à 1650 m d’altitude, Mérida est une petite ville universitaire bien sympa. C’est aussi une base idéale pour explorer les Andes. Après une sieste indispensable suite à notre long trajet, nous passons l’après midi à découvrir la ville et à organiser nos excursions des jours à venir.


Les impressionnants barrios de Caracas

Notre arrivée à Mérida après 22 heures de route

Bien installés dans notre posada

...avec maxime en hamac



Dimanche 20 Avril

Los nevados – 3500 mètres

4765 m dans les Andes

Ça n’est pas le toit du monde mais tout de même, ça n’est pas le Mont blanc mais pas très loin.

Le téléphérique de Mérida nous amène donc à 4765 mètres avec des petites poses de 10 minutes tous les 900 mètres pour nous permettre de nous acclimater un petit peu à l’altitude. Sensations... Nous sommes tous les cinq très excités. Un peu froid, mais pas en dessous de 0° et quelques difficultés à respirer. Nous devons nous asseoir et respirer profondément avant de pouvoir faire quoi que ce soit.
La vue cependant n’est pas à couper le souffle ! Pas de neige, pas de pic majestueux, pas de glacier. La vision est bouchée par les nuages, en dessous.


Le téléphérique le plus long et le plus haut du monde, aux pieds de Mérida

Une montée très verte, avec une végétation qui va jusqu'à 3500m

1er tronçon

2ème tronçon

Une ascension de plus d'une heure qui nous permet de sympathiser et bien rigoler avec nos voisins Vénézueliens

3ème tronçon

4 ème et dernier tronçon. Arrivée à 4765m




4765 mètres, une température proche de 0° et beaucoup de mal à respirer



Nous redescendons en téléphérique à 4 100 mètres pour entamer nos 5 heures de trek accompagnés de deux mules et d’un guide.
Et là,... quel bonheur, quel plaisir de marcher dans ce paysage de grandes montagnes. Les enfants se relayent sur les mules et s’éclatent vraiment tout au long de notre balade.


Rando dans les Andes à dos de mulet ici à 4200m d'altitude. chaque pas est compté

Seb qui ouvre le chemin, parfois étroit comme on le voit en arrière plan

Beaucoup de maîtrise de la part d'Alexandra et de Maxime juste derrière

Ca grimpe

Essai gagnant de Catherine à dos de mulet

Seb avec notre guide

Repos du cavalier...


L’arrivée à la posada de Los Nevados en fin de journée est la bienvenue.


Le village de Los Nevados où nous passerons la nuit



Des paysages superbes, ici à notre arrivée

La Posada “bella Vista” qui porte bien son nom

Fin de rando après 5H00 de marche

Ici, les gens se déplacent encore à cheval



Lundi 21 Avril

Mérida . 4 heures de redescente à Mérida en jeep. Paysages grandioses, les Andes telles que nous les rêvions.

Une pause utile

Cette pose avec le bateau nous fait le plus grand bien. Cela nous donne l’occasion de changer d’univers, de voir autre chose et d’oublier un peu les quelques difficultés de la vie sur l’eau.

Et oui, il y en a bien quelques unes même si la balance est très largement positive. Cela me permet surtout de décompresser un peu. Une pause avec la responsabilité de chef de bord, avec les lentes et douloureuses réparations du pilote et du dessal. Je crois que le plus lourd est probablement la difficulté avec laquelle nous trouvons des solutions à nos quelques problèmes techniques. Un pilote en panne et c’est parti pour un bon mois de galère ! Alors nous profitons des Andes avec un large sourire.

 


06H00, Petit déj andin, servi par notre hôte Vénézuelienne


Retour sur piste en Jeep pour Mérida

Etal de fruits plein de charme lors d'une pause bien méritée



Mardi 22 Avril

Los LLanos au campement

Los LLanos

Longue journée en 4X4 à travers les Andes puis à travers les LLanos (les plaines en espagnol). Le voyage de 13 heures est un peu fatiguant mais superbe.

Les trois inséparables, parés pour passer à table

Nous sommes en compagnie de Junior, notre Rambo guide du Vénézuela, de Tony, notre chauffeur rigolo, toujours en train d‘éclater de rire, d’Andréas (Munichois sympa) et de Reto et Barbara en vacances au Venez et que nous avions rencontrés à Los Nevados.

Véritable far west vénézuelien, les LLanos sont une étendue de savane couvrant 30% du pays, avec une faune à couper le souffle : des oiseaux par milliers dont le splendide Ibis rouge, le géant Jabirus, des reptiles à profusion avec bien sur l’anaconda en vedette, des caïmans partout et enfin capybaras, chevreuils, chevaux sauvages, tamanoirs géants, tortues, dauphins d’eau douce (en grand nombre dans les rivières), piranhas etc.


Les LLanos


Safari sur la galerie de notre Toyota


Ibis rouge

Plaines à perte de vue

Le capybara est le plus grand rongeur du monde. C’est une sorte de cochon d’inde surdimensionné atteignant 1m10 et 70 KG. Il détale dès que l'on s'approche de lui

Capybaras sur la rive et caïmans dans l'eau

Des caïmans partout. J'en compte dix sur cette photo

Petites tortues d'eau à la bille de clown


Cath et Andreas en pleine contemplation des llanos


Mercredi 23 Avril

Los LLanos au campement

Deux Anacondas dans nos mains

Junior en a fait sa spécialité. Il repère les étendues d’eau, les mares couvertes de nénuphars et sonde avec un bâton pendant de longues minutes pour finalement plonger le bras dans la vase et sortir un anaconda immense comme un magicien sort un lapin de son chapeau !

Il le tire par la queue de l’eau. Une étrange danse commence alors. Junior tourne autour du serpent énorme, essayant de l’immobiliser. L’anaconda multiplie les attaques en se jetant sur Junior dès qu’il se rapproche de trop près. Les enfants sont ébahis. Le reptile semble prendre le dessus en infligeant une morsure au bras de Junior. La blessure est superficielle. La danse reprend. Notre rambo prend son temps. Il tourne patiemment autour du serpent et réussit à l’attraper au cou. Il nous demande alors d’intervenir. Vite. Lui attraper la queue pour qu’il n’enlace pas Junior. Je suis un peu surpris et tout empoté avec mon appareil photo ! Seb et Max réagissent alors plus vite et se jettent sur l’anaconda, essayant de le soulever. En temps que père responsable, je réagis alors et me porte à leur aide. Nous réussissons à le maîtriser.


A la recherche d'un anaconda, dans les mares aux nénuphars. de l'eau jusqu'aux genoux, les caïmans autour, les troupeaux de bétail toujours en fond de tableau



Ca y est, j'en ai un. Je l'attrape par la queue pour le sortir de l'eau et le jette à terre

Junior, notre rambo guide: ”je le tiens, vite attrapez le par la queue pour ne pas le laisser s'enrouler sur moi“

Gueule grande ouverte qui semble m'impressionner alors que Junior lui est bien tranquille

On sourit mais on est tout de même pas très fiers!

Près de 4 mètres de long

Max et Alexandra qui bravent leur peur



2ème anaconda un peu plus tard


Prêt à attaquer

Une fois attrapé, il nous faut le laver

Celui là est un peu plus gros que le précédant

Quand nous le relachons, il file se réfugier dans l'eau



Le reste de la journée fut à la hauteur de cet épisode : Le 4X4 qui s’enlise, une longue marche dans la savane, la balade en pirogue au milieu des caïmans, la pêche aux piranhas au bord de la rivière.

Une journée pas ordinaire et qui restera comme un grand moment dans notre TDA.


Alexandra: “ça y est, on est plantés!!!”

Une heure après, le 4X4 semble s'enfoncer. Il ne sera sorti de sa boue qu'en fin de journée







Retour au campement à pied. Trois heures de marche dans les plaines
Un pick-up nous recueille sur les derniers mètres



Jeudi 24 Avril

Los LLanos puis dans le haut Llanos, à 60 km de Barinas

Nous sommes installés dans un campement en plein cœur des LLanos, loin de tout. Du bétail à perte de vue, des buffles, des chevaux sauvages, de la savane entrecoupée de grandes mares marécageuses, de quelques rivières bordées d’une végétation assez dense.

Habités par les LLaneros de type Amérindien, le camp très bien entretenu est composé d’une dizaine de huttes surplombées par d’immenses manguiers. Nous logeons dans l’une d’entre elle avec pour tout meuble cinq hamacs.
Dans les LLanos, tout le monde dort en hamac. Trop chaud pour un lit et mieux protégé des insectes rampants en hamac. Nous y dormons tous les cinq merveilleusement bien. Nous sommes justes réveillés en fin de nuit par le vacarme (oui, oui, le vacarme) des oiseaux et par les mangues trop mures qui ont décidé de venir se fracasser contre la tôle ondulée de notre palace. Les enfants vous diront aussi que tout le campement a entendu les ronflements d’un lion, probablement énorme, une bonne partie de la nuit. Il parait qu’il avait le hamac du milieu de notre hutte…




Campement Los Mangos dans le bas LLanos
Seb et Max avec les enfants du campement
Tony, notre chauffeur rigolo

Nuit en hamac pour tous dans les LLanos



Nous profitons des LLanos à cheval aujourd’hui. Normal dans cette région où le cheval est roi. Nous faisons une balade de rêve, au galop dans la savane. Catherine a elle décidé de mettre pied à terre au bout de quelques minutes et me demande d’intervenir immédiatement pour calmer sa peur. « ça me s-u-p-e-r-g-o-n-f-l-e ce cheval......... ». Un grand moment!

Nous faisons une pose près de la rivière pour pêcher des piranhas qui vont agrémenter notre déjeuner puis repartons, toujours à cheval.


Balade à cheval dans les Llanos. Un grand moment de plaisir (n'est ce pas ma chérie?!. Mais où est donc Catherine?...)

Départ au galop

Pêche aux piranhas

Un beau spécimen, aux dents bien acérées



Vendredi 25 Avril

Bon anniversaire Francky !

Dans les hauts LLanos puis nuit dans le bus en direction de Puerto La Cruz

Rafting

Nous quittons les LLanos avec une larme à l’œil, sous des pluies torrentielles et arrivons dans notre nouveau campement avec nos bagages bien trempés car mal protégés sur la galerie de notre Land Cruiser.
Au programme aujourd’hui : rafting dans un torrent bien rempli par les fortes pluies d’hier. « Chevere » (génial) comme on dit ici. Trop trop bien dans le langage des enfants.


Départ pour une séance de rafting. Première étape:
la mise à l'eau

C'est parti dans les remous




Samedi 26 Avril

Bon anniversaire Marie-Lo !


De retour à Puerto La Cruz


Le retour en bus aura duré toute la nuit (nous nous sommes autant gelés qu’à l’aller. La climatisation est bloquée au plus froid dans tous ces bus). Notre petite virée aura été une vraie réussite. Nous rentrons avec plein d’images superbes dans les yeux.


Une drôle de chouette, la chouette des terriers, qui peut bouger sa tête à 360°

Curieuse en plus

T'as de beaux yeux la chouette




L'impressionnant caïman à lunette qui plonge dans l'eau à notre passage

Bébé caïman que l'on relachera rapidement.
Le guide nous met bien en garde contre une morsure malgré sa petite taille



Max et son beau chapeau