Dakar

Maxime et Sébastien hissent les couleurs du sénégal



Samedi 17  Novembre

Dakar, mouillage au CVD, Cercle de Voile de Dakar.

Nous sommes donc arrivés hier soir à Dakar après une dernière journée de navigation sans trop de vent et avec un peu de moteur afin de faire l'approche finale avant la tombée de la nuit. Le vent s’est finalement levé dans l’après midi et nous a permis d’arriver majestueusement à la voile avec un dernier bord de près sur une mer plate. Grisant ! Nous sommes escortés par les dauphins, énormes. Ils nous offrent de superbes sauts.

L’approche sur la presque île du cap vert est magnifique : coucher du soleil, la ville au loin, l’île des Madeleines, le cap Manuel puis l’île de Gorée se dévoile. Nous la contournons. Emotions que nous partageons avec les enfants qui regardent, attentifs.


Visite de nos amis les dauphins à 20 milles de Dakar
Après 6 jours de navigation: Teeeeeeeeerrrrrrre


Les odeurs de l’Afrique arrivent doucement. Un air chaud et humide, une odeur de terre lourde, chargée de vie. Les premières pirogues nous croisent, indifférentes. Petit à petit, les couleurs africaines se montrent à nous.

Nous mouillons au CVD en fond de baie, près de la plage d’Hann. Il est 19H00. 6 jours et quelques heures après avoir quitté Las Palmas. Nous avons tous les cinq un immense sourire. Nous sommes heureux et nous nous le disons.

Le temps de s’embrasser, nous enfilons un short propre et sautons dans la pirogue d’un passeur qui nous accompagne au CVD pour assister à la soirée de Voiles Sans Frontières à qui nous avions promis d’être là pour l’occasion. La soirée débute à 20H00, nous aurons une demi heure de retard.

Emotion supplémentaire, nous mouillons à coté d’un autre Kronos 45 (Eagle). 14 Kronos fabriqués en tout, et nous nous retrouvons à Dakar à coté de l’un d’eux (Bulle d’O est le sixième de la série, Eagle le numéro 7). Isabelle à son bord n’en revient pas. Elle crie de surprise, nous fait de grands signes, nous interpelle, nous appelle. Nous jetons l’ancre juste devant elle et nous sympathisons immédiatement. Isabelle, Christian et leurs deux enfants Lucie (16 ans) et Thomas (10 ans) ont un programme très similaire au nôtre. Un an, autour de l’Atlantique, sur un Kronos, en passant par la Casamance, les îles du Cap Vert puis les Antilles. Christian est patron d’AYC, broker nautique. Nous l’avions rencontré à deux reprises à La Rochelle où il avait tenté de nous vendre un outremer 42. Le monde nautique est petit et sympa.
 


Première pirogue africaine qui passe, indifférente!

Chalutier qui nous double au large de l'île de Gorée
Arrivée à dakar, devant l'île de Gorée


Coucher de soleil sur Dakar


Dimanche 18  Novembre

Dakar, mouillage au CVD

Nous commençons la journée par ce qui nous démangeait tous : la visite mutuelle de nos bateaux jumeaux (Eagle). On échange nos impressions, nos problèmes et nos astuces. Très utile et très rassurant finalement puisque l’on s’aperçoit que l’on a trouvé des solutions identiques aux problèmes que nous avons rencontrés. Nous avons en plus adopté les mêmes réglages en navigation. La position avec les voiles en ciseaux par exemple est celle que le Kronos préfère au portant. 

Eagle continue ce matin sa route et part pour la Casamance. Nous devrions les revoir à Trinidad en Février prochain ou nous souhaitons tous participer au Carnaval local.

La découverte de Dakar est rude. Des images et des odeurs très agressives. Beaucoup de délabrement, de saleté, d’ordures et des égouts à ciel ouvert un peu partout. Les enfants (les nôtres) continuent d’ouvrir leurs yeux. Ils découvrent un aspect de l’Afrique qu’ils n’avaient pas en tête.

Nous consacrons également une demi journée à la visite de l’île de Gorée. La traite des esclaves vue de très près.


Isabelle et Christian à bord de Bulle d'O

   
Bulle d'O
Eagle
Eagle et Bulle d'O, les cousins
Départ d'Eagle pour la casamance. Bon vent et à bientôt


Spectacle de lutte sénégalaise traditionnelle à Gorée


Dakar centre ville (place de l'indépendance)
Un des rares batiments qui reste en bon état

Marché au poisson à Dakar.
Les petits points dans le ciel sont des rapaces!


Lundi 19  Novembre

Dakar, mouillage au CVD

Une grande partie de la journée est consacrée aux formalités d’entrée à la police du port (tampon sur nos passeports) puis aux douanes où un permis (appelé passavant) de 15 jours nous est donné. Il est renouvelable pour 15 jours supplémentaires avec de nouvelles formalités à faire à Dakar ou à Ziguinchor (Casamance).


Joyeux Anniversaire
Alexia, et bientôt Rocky et Elisa


Seb sur le ponton du CVD
La plage du CVD

Deux français croisés au CVD qui vont tenter de battre le record de la traversée Dakar-Guadeloupe en cata de 20 pieds.
Le record est de 13 jours. Hallucinant!

Le passeur du CDV avec Thomas, Pierre et Catherine
Débriefing au CVD avec Claude, Henriette et Yves (VSF)


Nous nous préparons pour une nuit en navigation entre Dakar et le Sine Saloum. 60 Milles.
Le Siné Saloum est un fleuve largement navigable.  Son delta, un labyrinthe de 180 000 ha de mangroves et bras de mer, est composé de nombreuses îles et a la réputation d’être l’une des zones les plus sauvages et extraordinaires du Sénégal.
Nous accueillons deux passagers supplémentaires que nous hébergerons pour une petite semaine: Thomas et Pierre.

Thomas est président de VSF (Voiles Sans Frontières), association qui a pour vocation de porter une assistance (médicale principalement) aux régions du Sénégal qui ne sont accessibles que par la mer. VSF recherche donc des voiliers pour transporter médicaments et matériels et pour héberger médecins, infirmières, sages femmes, dentistes et opticiens dans le cadre de missions médicales organisées trois fois par an dans la région des îles du Saloum. VSF cherche également à promouvoir tout développement ou échange franco-Sénégalais.

Nous avons transporté pour eux du matériel médical depuis la France avec entre autre un fauteuil de dentiste un poil encombrant mais que nous avons réussi à caser dans l’un des immenses coffres avant de Bulle d’O.

VSF nous a également confié une mission d’évaluation des besoins du collège de Bassoul (village d’une des îles): partenariats scolaires, intérêt d’organiser une cantine, infrastructure, fournitures…
Nous prenons tous les cinq cette mission à cœur et prévoyons de nous rendre disponibles le temps nécessaire.


Celui-là n'ira pas plus loin....


Clin d'Oeil pour HEC